UN DINER AVEC... JEAN-PIERRE BELTOISE

Mercredi 26 février, à l'occasion du repas mensuel de l'ACSO Classic dans les salons de l'Automobile-Club du Sud-Ouest, pas moins de 84 convives s'étaient réunis autour de Pierre Wehner pour célébrer de la plus belle des manières l'invité d'honneur de la soirée : Jean-Pierre Beltoise !

Venu aux côtés de Jean-Luc Fournier, dont il signe la préface de son dernier livre "Jean Behra, le Prince des damiers", le champion Français a pu partager un grand moment de convivialité, et est reparti heureux de sa soirée dans la capitale Girondine.

repas avec JP Beltoise

Pour pleinement vivre (ou revivre) l'ambiance chaleureuse de cette soirée exceptionnelle, et le cas échéant vous donner envie de venir assister aux prochains repas, découvrez ci-dessous le texte de Pierre Wehner, Président de l'ACSO Classic, relatant le parcours sportif et humain de Jean-Pierre Beltoise.

Si notre soirée était plus longue, et si je n’avais pas peur de vous priver de votre joie de partager un instant qui sera probablement trop court en compagnie de votre idole, je pourrais vous dire : 

Qu’à 20 ans, Jean Pierre BELTOISE était un jeune homme comme les autres. Il se plait d’ailleurs à dire qu’il a eu une enfance heureuse et que tout ce qui roulait l’a intéressé très tôt. Il avait, lui aussi, son idole : Jean Behra qui était alors au faîte de sa gloire. Nous y reviendrons assurément au cours de cette soirée en évoquant la mémoire de Jean BEHRA et des Grands Prix de Bordeaux, Grands Prix de Bordeaux dont il fut le dernier vainqueur en 1955, en revisitant les ouvrages dont nous ont gratifié nos amis Jean-Luc Fournier et nos duettistes Yves Baillot d’Estivaux et Frédérick LLORENS au cours de l’année dernière.

Jean Pierre Beltoise, lui, a eu, comme beaucoup de jeunes gens de son âge, 20 ans en Algérie peut être dans les Aurès. Cela explique le démarrage relativement tardif de sa carrière de pilote de course.

De 24 à 27 ans Jean Pierre Beltoise a accumulé 11 titres de Champion de France Motocycliste dans les catégories 125/175/250 et et 500 CC.

Mais c’est avec René Bonnet qu’il commence, à 26 ans, sa carrière de pilote automobile en endurance et en Formule 3. Cette première année est marquée par un grave accident aux 12 heures de Reims, accident qui le clouera pendant plusieurs mois sur un lit d’hôpital et qui immobilisera définitivement un bras qui deviendra légendaire par la suite.

A 28 ans, il démarre avec MATRA l’une des plus belles épopées du sport automobile français, épopée récompensée dès la première année par un titre de Champion de France Formule 3 après deux victoires à Reims et à Cognac. Je cite avec émotion Cognac parce que j’y étais. Et c’est, probablement de ce jour que datent mon admiration et mon respect pour JPB.

Entre 29 et 38 ans c’est la gloire ! Jean Pierre Beltoise se mesure dimanche après dimanche en Formule 2 puis en Formule 1 à Jim CLARK, Jackie STEWART, Jochen RINDT, Graham HILL, Jack BRABHAM, John SURTEES, Ronnie PETERSON, Niki LAUDA, Emerson FITIPALDI, Carlos REUTEMAN, James HUNT, Jacky ICKX, Chris AMON et j’en oublie… Il doit aussi lutter pour une suprématie nationale avec Jean Pierre JARIER, Johnny SERVOZ GAVIN, Patrick DEPAILLER, Henri PESCAROLO  et son regretté beau-frère, François CEVERT.

Il dispute près de 100 Grands Prix de Formule 1. En courses d’endurance, en sport-prototypes, il totalisera 12 victoires mondiales.   

ET  il a 35 ans quand il gagne le GP de MONACO et la World Championship Victory Race à Brands Hatch la même année au volant d’une BRM.       

Je n’oublie pas, non plus, une sympathique et populaire victoire au Tour Auto en 1970 avec un drôle de prototype routier, une Matra 650, en compagnie de Patrick DEPAILLER et avec Jean TODT comme navigateur. Ajoutez à cela quelques expériences en rallye avec des Jet ou même une improbable Matra 530 comme au Monte Carlo.

Et à 40 ans il remporte encore deux titres de Champion de France en supertourisme, suivis d’un nouveau titre en Rallye Cross l’année suivante. Voila pour l’éclectisme !

Débute alors son deuxième moment de sagesse. Le premier avait été l’écriture d’un livre publié en 1968, au titre prémonitoire : « DEFENSE de MOURIR ».

Jean Pierre BELTOISE crée alors, en guise de retraite les écoles de formation « Conduire juste » pour faire profiter les automobilistes qui l’ont adulé de sa brillante expérience et de sa sagesse retrouvée.    

Il accompagne aussi la prometteuse carrière de pilote de ses fils Anthony et Julien et installe finalement ce dernier dans notre région en créant le Circuit de Haute Saintonge qui est venu s’ajouter aux deux sites antérieurs de Trappes et de Lyon.

Voir, prévoir et anticiper ! C’est la devise de « Conduire juste ». N’était-elle pas simplement la sienne?

Voilà ce que j’aurai pu dire, si je n’étais, comme vous, impatient de profiter d’un moment privilégié  avec un homme, un champion, une idole, une icône en bleu de France qui nous a fait réver .

Je l’ai fait ! Pardonnez moi ! Que voulez- vous c’est difficile de contrarier ses passions.

Merci Monsieur Beltoise pour votre œuvre… et pour être avec nous ce soir !interview

Découvrez également l'article de Benoit Lasserre, publié dans les colonnes du quotidien Sud Ouest suite à cette soirée.

photos repas mensuel Grand Prix de Bordeaux

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